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Lectures personnelles

31 janvier 2008

The Martian Chronicles (Ray Bradbury)

The Martian chroniclesJ'aurais également pu publier cet article dans la catégorie Nouvelles, mais j'ai considéré qu'il était mieux à sa place au rayon SF. Qui plus est, bien qu'il s'agisse d'un recueil de nouvelles, celles-ci sont liées les unes aux autres et suivent la chronologie d'une même histoire.
J'avais déjà lu Les chroniques martiennes, mais en français, et il y a fort longtemps... Mes souvenirs étaient donc quasiment effacés et c'est avec plaisir que j'ai (re)découvert ce livre si célèbre de Ray Bradbury.
Ma lecture a été fort longue bien que le livre compte peu de pages... cela est probablement dû en partie à la langue (j'ai peiné au départ, et petit-à-petit j'ai gagné en fluidité), mais aussi car ces derniers jours je ne suis pas parvenue à prendre le temps de lire (j'ai bien dit prendre et non pas trouver !!).
Bref, venons-en à l'histoire.
Elle se déroule entre 1999 et 2026 sur la planète Mars. Les terriens qui sont venus s'y installer avaient plusieurs motivations : vivre une vie meilleure, trouver mieux que sur Terre, fuir le monde qu'ils connaissent et ses aberrations, recommencer un monde nouveau. Mars est un Eldorado.
La dernière page tournée et le livre refermé, je me dis que, finalement, il ne s'agit pas vraiment de science fiction mais plutôt d'un regard que porte l'auteur sur le genre humain et ses défauts, ses faiblesses. Le lieu et la période ne sont qu'un prétexte pour servir ces idées et en rendent la lecture plus agréable, peut-être. Les nouvelles (17 en tout) sont de longueurs inégales et ne m'ont pas toutes touchées, mais dans l'ensemble j'ai beaucoup apprécié cette lecture qui m'a émue et m'a faite sourire. L'écriture de Ray Bradbury est très poétique (du moins le peu que j'ai ressenti en ne lisant pas ces chroniques dans ma langue maternelle), j'ai presque envie de dire "sensorielle". Il est beaucoup question de sons et d'odeurs, que l'auteur parvient à décrire admirablement d'ailleurs...
J'ai beaucoup aimé la lecture de la nouvelle The silent towns et sa chute, attendue, mais tellement drôle. J'ai également eu un coup de coeur pour The off season, nouvelle plus tragique qui dépeint la bêtise humaine.
Un classique du genre, donc à lire, et relire !

Un extrait que j'ai trouvé très beau :

" There was a smell of Time in the air tonight. He smiled and turned the fancy in his mind. There was a thought. What did Time smell like ? Like dust and clocks and people. And if you wondered what Time sounded like, it sounded like water running in a dark cave and voices crying and dirt dropping down upon hollow boxlids, and rain. And, going farther, what did Time look like ? Time looked like snow dropping silently into a black room or it looked like a silent film in an ancient theatre, one hundred billion faces falling like those New Year balloons, down and down into nothing. That was how Time smelled and looked and sounded."

Le livre de poche (collection Lire en anglais) - 223 pages

Le murmure des Dieux (Cathy Delanssay - Roxane Marie Galliez)

Le murmure des dieuxCoup de coeurJ'ai rempli mes yeux, bu les mots, et plongé dans un univers magique... Que c'est BEAU ! J'éprouve un immense sentiment de reconnaissance envers les deux jeunes femmes qui ont réalisé ce trésor. Les textes sont magnifiques, on sent un tel travail derrière les mots qui bercent l'oreille. Et les dessins, les dessins... que dire ? Envoutants !
Le murmure des Dieux (superbe titre) est un voyage à travers les mythologies du monde. Elles sont regroupées sous quatre thématiques que sont La création et le monde, La guerre, L'amour, et enfin Les héros. Deux prières - l'une aux muses, l'autre à Ganesha l'Hindou - encadrent le recueil et en parfont l'unité.
Cet album est une merveilleuse rencontre à plus d'un titre ; en particulier car j'avais le désir depuis quelques temps de découvrir les mythologies du monde (tout conseil bibliographique à ce propos sera le bienvenu !).

Une illustration extraite de cet album... il s'agit de la déesse aztèque Xochiquetzal.

Le murmure des dieux, extrait

Et parce qu'il ne faut pas oublier que derrière les livres il y a des humains :

La maison d'édition Balivernes Editions.
Le site et le blog de Cathy Delanssay.
Et le site de Roxane Marie Galliez.

D'autres albums illustrés par Cathy Delanssay ? Il suffit de demander !

Mieux que dix fées
A l'orée des fées

L'avis de Clarabel, elle aussi, sous le charme.

Balivernes Editions - 69 pages

30 janvier 2008

Le chat dans la gorge (Colette Pellissier)

Le chat dans la gorge

Un roman court, très court, mais intense. Emouvant. En une succession de brefs chapitres, Colette Pellissier raconte la vie d'une famille. Un mari, une femme, et leurs trois enfants. Tranches d'existences de gens  bien ordinaires, quotidien banal... c'est justement la force de ce texte qui nous est si proche et nous touche. Une plume concise, directe, poétique aussi. De l'émotion distillée au fil des pages. A lire, tout simplement parce que c'est BEAU.

L'avis de Clarabel et celui de Cathulu qui m'a donné envie de le lire. Merci Cath !


Delphine Montalant - 80 pages

28 janvier 2008

Orgueil et préjugés (Jane Austen)

Orgueil et préjugésNous sommes à l'aube du 19ème siècle au sein de la haute société britannique. Dans un petit village du sud de l'Angleterre, la famille Bennett mène une vie paisible jusqu'à la venue d'un nouveau voisin, Mr. Bingley. Mrs Bennett, dont le " grand souci dans l'existence était de marier ses filles" y voit de suite une opportunité pour sa fille aînée Jane.
Entre humour et romantisme, ce roman dresse un tableau assez caractéristique (semble-t-il) de la condition féminine à cette époque où l'avenir d'une jeune fille est déterminé par le mariage qu'elle fera. Mariage de raison, mariage d'amour... quand il est possible de concilier les deux, c'est le mieux.
Orgueil et préjugés donne également un témoignage intéressant sur les usages de l'époque où la courtoisie et les bonnes manières sont au coeur des relations humaines.
Bals, parties de pêche, dîners en société et causeries constituent l'essentiel de l'emploi du temps des personnages de l'histoire. Autant dire qu'il ne se passe rien d'exceptionnel, et pourtant tous ces événements anecdotiques sont transcendés sous la plume de Jane Austen. C'est remarquablement écrit, les tournures de phrase sont subtiles, belles, et les mots coulent avec délice. Et puis il y a ce ton cynique, sarcastique. Les personnages sont admirablement campés entre le ridicule de Mrs Bennett, le flegme et l'ironie de son époux, la bonté excessive de Jane, la franchise d'Elizabeth...
Tous ces éléments procurent une lecture fluide et extrêmement agréable.
Ce roman n'a pas été sans me rappeler ceux des soeurs Brontë - que j'ai d'ailleurs envie de relire - qui me semblent (dans un style toutefois différent puisque dans ces derniers le ton est davantage à la tragédie qu'à la dérision) d'un talent supérieur. Il faut dire aussi, qu'avant d'entamer cette lecture, j'en avais vu une adaptation cinématographique, qui m'a sans-doute gâché un peu du suspense. Malgré tout, j'ai beaucoup apprécié ce livre qui m'a surtout accrochée dans sa deuxième moitié que j'ai avalée d'une traite.
C'était mon premier contact avec Jane Austen et ce ne sera certainement pas le dernier, je compte bien découvrir prochainement ses autres écrits.

Les avis d'Allie, de Tamara, de Stéphanie et de Fashion.

Christian Bougeois (collection 10/18 domaine étranger) - 379 pages

26 janvier 2008

L'oeil du loup (Daniel Pennac - Catherine Reisser)

L'oeil du loupUn enfant et un loup dans un zoo. Deux histoires que la géographie oppose et qui finalement se rejoignent.
Afrique, petit orphelin qui a découvert toutes les couleurs de l'Afrique (la jaune, la grise, la verte) ; Loup Bleu qui a été capturé en Alaska en voulant défendre sa petite soeur Paillette.
Il y a l'oeil du loup, l'oeil de l'homme et l'autre monde, celui dans lequel ils se sont trouvés.
Une histoire originale, poétique, drôle, intrigante.
Un roman suggéré à partir de 9 ans (le texte est simple mais le système de narration trop complexe pour les jeunes lecteurs) dont la lecture est également plaisante pour les adultes. Et un auteur de talent, bien sûr !

Un extrait :

Il n'y a que ce garçon.
Et ce loup au pelage bleu.
" Tu veux me regarder ? D'accord ! Moi aussi, je vais te regarder ! On verra bien ..."
Mais quelque chose gêne le loup. Un détail stupide. Il n'a qu'un oeil et le garçon en a deux. Du coup, le loup ne sait pas dans quel oeil du garçon planter son regard. Il hésite. Son oeil unique saute : droite-gauche, gauche-droite. Les yeux du garçon, eux, ne bronchent pas. Pas un battement de cils. Le loup est affreusement mal à l'aise. Pour rien au monde, il ne détournerait la tête. Pas question de se remettre à marcher. Résultat, son oeil s'affole de plus en plus. Et bientôt, à travers la cicatrice de son oeil mort, apparaît une larme. Ce n'est pas du chagrin, c'est de l'impuissance, et de la colère.
Alors le garçon fait une chose bizarre. Qui calme le loup, qui le met en confiance. Le garçon ferme un oeil.

Nathan (collection Pocket jeunesse) - 92 pages

24 janvier 2008

Philipok (Léon Tolstoï ~ Gennady Spirin)

PhilipokCoup de coeurUn album pour les petits comme on en voit peu... Un illustre auteur (à noter que le texte de Tolstoï est adapté par Ann Keay Beneduce), et un illustrateur idéalement choisi pour accompagner cette jolie histoire. Les dessins sont sublimes, et je pèse mes mots. Les décors, les costumes... les moindres détails nous plongent dans la campagne russe du siècle passé.
Philipok (je suis séduite par ce prénom !) est un garçon intelligent mais trop petit pour aller à l'école comme son frère aîné. Seulement voilà, lui ne l'entend pas de cette manière...
L'histoire est simple, elle est adapté aux plus petits (idéale pour mon fils de 3 ans et demi), mais ravira également les grands en enfants qui en auront plein les mirettes  !
Cerise sur le gâteau : à la fin de l'ouvrage, une présentation de Léon Tolstoï et de l'illustrateur Gennady Spirin.
Cet album grand format cartonné est édité chez Gautier-Languereau, qui, décidément, propose des merveilles de livres pour la jeunesse.
A noter que cet album existe aussi en version poche dans la collection Petits Gautier dont j'ai déjà vanté les mérites ici.
A offrir de toute urgence !

Gautier Languereau
Illustrations de Gennady Spirin ~ Adaptation d'Ann Keay Beneduce

22 janvier 2008

Patrouille de pêche (Jack London)

Patrouille de pêchePatrouille de pêche est un recueil de nouvelles (écrites entre 1902 et 1904) divisé en trois parties.

A l'âge de 16 ans, Jack London est enrôlé dans la patrouille de pêche de San Francisco, chargée de surveiller et protéger la baie des "pêcheurs-pirates". C'est cette expérience qu'il relate dans le premier volet éponyme de l'ouvrage. Entre réalité et fiction, l'auteur retrace en huit nouvelles les aventures marquantes vécues au sein de la patrouille. D'un récit à l'autre, on retrouve les mêmes personnages : Jack London, son compagnon de patrouille Charley Le Grant, le patron Neil Partington, et certains braconniers qui participent de plusieurs histoires. Ce qui ressort de ces nouvelles, davantage que la lutte contre le braconnage (finalement le véritable adversaire c'est l'environnement, la mer et le vent), c'est la passion de l'auteur pour la voile, son côté aventurier, mais aussi profondément humain. Le ton est enlevé, et la lecture - très plaisante - ne pâtit pas d'un vocabulaire maritime pourtant pointu et très présent (cf. glossaire à la fin de ce billet) ; on suit avec intérêt ce combat des hommes face aux éléments. C'est la partie du recueil que j'ai préférée des trois, notamment parce qu'elle retrace un peu de la vie de Jack London dans un monde cosmopolite et insolite. Pour clore ce chapitre, vient, après les nouvelles, une lettre écrite par l'auteur au rédacteur en chef du Youth's Companion, dans laquelle il explique comment il a écrit les récits de Patrouille de pêche, et quelle est la part de fiction et de réalité dans ceux-ci.

Suit un unique récit intitulé A bord d'un petit voilier, véritable éloge de la navigation à voile. Ce texte lyrique explique combien naviguer est une activité complète, mobilisant à la fois le corps et l'esprit ; en somme, "le plus bel exercice pour un jeune garçon, un adolescent et un homme".

Le dernier volet du recueil rassemble cinq nouvelles consacrées à une autre expérience maritime de l'auteur : celle de son voyage en 1893 à bord de la goélette Sophia-Sutherland pour chasser le phoque. Là aussi, la réalité alterne avec la fiction dans des récits qui se passent en mer de Behring, au large du Japon.

J'ai apprécié cette lecture, cette plongée (au sens propre et figuré !) dans le monde rude des marins. Patrouille de pêche, est, paraît-il, un excellent préambule aux romans maritimes que Jack London a écrits par la suite. A souligner que cette édition propose une préface très intéressante (d'habitude, les préfaces m'ennuient à mourir) qui revient sur certains aspects de la vie de l'auteur.

Phébus (collection Phébus libretto) - 198 pages



VOCABULAIRE MARITIME

Pour parfaire cet ouvrage, un glossaire du vocabulaire maritime ainsi qu'une carte pour situer les différents voyages auraient été les bienvenus.
J'ai tenté de répondre à mon premier souhait en vous proposant la définition de quelques termes maritimes - connus ou moins connus - rencontrés dans cet ouvrage et qui en facilitent la lecture.

amure : côté d'où un bateau reçoit le vent (ex : tribord amures)
beaupré : mât placé à l'avant du navire, plus ou moins obliquement
bordage : planche ou tôle longitudinale recouvrant la charpente d'un navire
bordé : ensemble des bordages
border : tendre les écoutes d'une voile pour la raidir
brigantine : voile trapézoïdale de l'arrière
choquer : contraire de border, laisser filer une écoute, un cordage
cordeau : ligne de fond pour la pêche
culer : aller en arrière
foc : voile triangulaire à l'avant du navire
gui : synonyme de bôme (vieilli)
hauban : cordage ou câble servant à assujettir un mât par le travers ou par l'arrière
hiloire : bordure verticale d'un panneau pour empêcher l'eau de pénétrer dans le navire
hunier : voile carrée située au-dessus des voiles basses
laize : bande de toile d'une voile
lofer : faire venir le navire plus près du vent
misaine : voile basse du mât de l'avant du navire
ris : chacune des bandes horizontales des voiles, qu'on replie pour diminuer la surface de voilure
sloop : petit navire avec un seul mât vertical
trinquette : foc le plus proche du mat ou de la misaine
youyou : petit canot court et large utilisé pour la navette entre les bateaux au mouillage et les quais

20 janvier 2008

Mieux que dix fées (Cathy Delanssay - Lenia Major)

Mieux que dix féesIl y a quelques temps, je découvrais pour la première fois un album illustré par Cathy Delanssay...
On reste dans le thème des fées avec la même auteur, la même illustratrice et la même maison d'édition ! Ce qui change c'est le format, puisque Mieux que dix fées est un mini album. Mais les images n'en sont pas moins belles. Comme dans A l'orée des fées, la collaboration entre Cathy Delanssay et Lenia Major est vraiment réussie ; on ressent une complicité entre les deux jeunes femmes en feuilletant ce livre.
Chaque double page présente une fée ; les illustrations sont accompagnées de courts textes qui font penser à des comptines. Le ton est malicieux, les dessins toujours aussi sublimes, et la chute (parce qu'il y en a une !) à la fin de l'album à la fois drôle et tendre. Un hymne à l'amour, beaucoup de douceur, un vrai baume au coeur que ce petit livre !

Et mes yeux n'ont pas manqué de remarquer que la fée gourmande est une fée bretonne dont "les placards sont remplis de chocolat" !
Une fée avec une coiffe c'est original ! Voyez comme elle est jolie :

La fée des gourmets

Balivernes Editions - 29 pages

18 janvier 2008

Le troisième mensonge (Agota Kristof)

Le troisième mensongeDernier volet de la trilogie d'Agota Kristof, sans doute celui qui a ma préférence... Encore un changement de style dans l'écriture ; cette fois le volume est divisé en deux parties, chacune consacrée à l'un des frères qui deviennent à tour de rôle les narrateurs de l'histoire.
Ce dernier tome se recentre sur le destin de Lucas et de Klaus, même si, entre les lignes, on perçoit encore les stigmates de la guerre.
Dans Le troisième mensonge, l'auteur nous tient en haleine tout au long de la lecture entre vérité et mensonge, c'est un véritable retournement de situation. Par des retours successifs sur la vie des deux enfants, soudain tout s'éclaire. Les pièces du puzzle s'imbriquent les unes dans les autres, donnant une véritable unité à ces trois volumes pourtant si différents dans l'écriture.
Entamée sans conviction, poursuivie avec curiosité, terminée en apnée, cette trilogie restera longtemps dans ma mémoire comme une oeuvre à part.
Chapeau bas madame Kristof, votre écriture m'a littéralement aspirée et envoutée.

Merci beaucoup MF, de m'avoir fait découvrir et prêté cette trilogie.

T1 : Le grand Cahier
T2 : La preuve

Editions du Seuil (collection Points) - 186 pages

16 janvier 2008

La preuve (Agota Kristof)

La preuveSecond volet de la trilogie d'Agota Kristof. J'ai avalé ce tome comme le premier, mais lui ai trouvé moins d'intensité et moins d'originalité dans la présentation. Cette fois le récit est fait par le narrateur et non plus plus par les jumeaux. Claus et Lucas sont maintenant séparés puisqu'à la fin du Grand cahier Claus passe la frontière, laissant seul Lucas dans un pays en apparence pacifié. La guerre est terminée, certes, mais les horreurs continuent bon train sous un régime quasi totalitaire. La preuve se concentre exclusivement sur le destin de Lucas, ne faisant réapparaître son jumeau que dans les toutes dernières pages. Les siens ayant tous disparus, Lucas va consacrer sa vie aux autres : il recueille Yasmine, adopte son fils Mathias, nourrit le curé du village, soigne Clara... Mais là encore, tout ceci n'est qu'apparence, la cruauté n'est jamais bien loin. Une fois encore, certaines scènes m'ont choquée, ou plutôt perturbée. La chute du récit est terrible, et je me suis donc jetée sur le troisième et dernier opus de cette histoire qui prend aux tripes.

T1 : Le grand Cahier
T3 : Le troisième mensonge

Editions du Seuil (collection Points) - 188 pages

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