15 mai 2008
Le parapluie (Jan Brett)
L'année dernière, je vous faisais part d'un coup de coeur en littérature de jeunesse, l'album Nicki et les animaux de l'hiver.
J'ai découvert il y a quelques temps à la médiathèque un album étrangement similaire du même auteur, qui m'a également séduite.
Il vous suffit de remplacer Nicki par Carlos, les paysages d'Ukraine par ceux d'une forêt tropicale en Amérique du sud, et le tour est joué, vous avez devant vous Le parapluie. Le principe de l'histoire est rigoureusement le même ; un à un, des animaux vont chercher refuge dans un objet (ici un parapluie végétal) qui défie les lois de la physique en accueillant un volume plus important qu'il ne peut en réalité contenir. La chute est prévisible et identique à celle de Nicki et les animaux de l'hiver, mais elle plaît beaucoup aux enfants.
Nous sommes donc ici en présence d'une version "exotique" du conte traditionnel russe La moufle.
La construction graphique de l'album est elle aussi copiée exactement sur celle de Nicki et les animaux de l'hiver, avec au centre de la double page l'action en cours, et à gauche et à droite des fenêtres (qui ont la forme de feuilles de végétaux) qui renvoient respectivement à ce que fait le petit Carlos et à l'animal qui sera le prochain visiteur du parapluie.
Les dessins sont toujours aussi sublimes, vraiment j'adore ce style graphique.
Si j'avais découvert cet album en premier, ce serait sans-doute un coup de coeur, mais venant après Nicki et les animaux de l'hiver dont il est la copie parfaite dans un autre univers, l'effet de surprise est nettement diminué. Néanmoins, cet album m'a beaucoup plu, et je le recommande chaudement aux petits et grands enfants.
Je dédie ce billet à Allie qui proposait l'automne dernier un billet sur un autre album du même auteur.
Le site de Jan Brett, qui propose, entre autre, des vidéos sur lesquelles on peut la voir dessiner et donner des explications à propos de ses albums, de son inspiration, etc.
Gautier Languereau
13 mai 2008
Un mois... un auteur... Daphné Du Maurier
Les visiteurs assidus de ce salon l'auront compris, Daphné Du Maurier fait partie de mes auteurs préférés. C'est pour moi une "valeure sure", je sais que lorsque j'ouvre un de ses romans je vais être immédiatement happée par les mots et que j'en apprécierai la lecture. J'aime l'atmosphère qui se dégage de ses livres, son écriture, ses intrigues...
Il allait donc de soi que je mette à l'honneur cette romancière anglaise en ce 13 mai, jour anniversaire de sa naissance.
Biographie
Daphné Du Maurier est donc née le 13 mai 1907 à Londres, dans une famille qui allait la prédisposer à l'écriture puisque son grand-père George était lui-même écrivain, et son père Gérald, acteur.
Elle débute sa carrière d'écrivain en 1931 avec la parution de son premier roman, La chaîne d'amour (The loving spirit).
En 1932, elle épouse le général de division Sir Frederick Browning, dont elle aura trois enfants. 
Elle a principalement écrit des romans, mais également des nouvelles, des pièces de théâtre, un essai consacré à Branwell Brontë (Le monde infernal de Branwell Brontë), et deux ouvrages biographiques consacrés à sa famille (Gérald et Les Du Maurier).
Ce sont ses deux romans L'auberge de la Jamaïque (1936) et Rebecca (1938) qui la rendront célèbre dans le monde entier et seront portés à l'écran par Alfred Hitchcock. C'est d'ailleurs grâce à ce dernier que de nombreuses personnes connaissent, sans le savoir, la nouvelle fantastique Les oiseaux, également adaptée au cinéma.
On retrouve dans ses livres une atmosphère semblable à celle rencontrée dans les romans des soeurs Brontë, que Daphné Du Maurier affectionnait particulièrement.
Son oeuvre est également largement inspirée par la Cornouailles, région dont elle tombe amoureuse dès l'enfance alors qu'elle y passe des vacances avec sa famille, et ou elle vivra par la suite.
Elle est décédée le 19 avril 1989 à Par, en Cornouailles.
Bibliographie (non exhaustive)
- La chaîne d'amour (1931)
- Gérald (1934)
- L'auberge de la Jamaïque (1936)
- Les Du Maurier (1937)
- Rebecca (1938)
- La crique du français (1941)
- Le général du roi (1946)
- Ma cousine Rachel (1951)
- Les oiseaux et autres nouvelles (1952)
- Le monde infernal de Branwell Brontë (1960)
- Les soufffleurs de verre (1963)
- Mad (1972)
Si vous voulez en savoir davantage, je vous invite à consulter une interview fort intéressante de l'auteur réalisée en 1977, ainsi que le billet de Karine qui met également Daphné Du Maurier à l'honneur en ce jour.
Sources
- Wikipedia
- http://www.dumaurier.org/
11 mai 2008
Voyage en avion (Stéphanie Ledu - Catherine Brus)
Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un genre que je connais encore peu, il s'agit des albums documentaires pour la jeunesse.
Et comme j'ai découvert une petite perle, j'avais envie de vous en faire profiter.
Tout d'abord, pour resituer le contexte, c'était avant les vacances de Pâques, et mon petit matelot s'apprêtait à prendre l'avion pour aller voir son Papi et sa Mamie. Quelques jours avant, nous sommes allés à la médiathèque, et alors que je furetais parmi les albums documentaires, je suis tombée par hasard sur Voyage en avion. Cela tombait à pic, et je l'ai donc emprunté.
Ce petit album sans prétention est vraiment très bien conçu.
L'objet-livre d'abord, est solide (couverture cartonnée et pages plastifiées) et de petit format (donc facile à manipuler et à emporter partout).
Ensuite, le contenu. Un texte simple mais qui utilise le vocabulaire spécifique au thème de l'album (ici par exemple pour l'avion, nous retrouvons les termes tour de contrôle, aérogare, vol, embarquement, soute, etc.) ; les mots et expressions-clés sont mis en relief. Les images (au graphisme lui aussi simple, et plutôt agréable) illustrent parfaitement le texte et permettent à l'enfant de visualiser directement ce qu'on lui explique. Dans Voyage en avion, on suit le parcours d'un passager depuis son arrivée à l'aéroport de départ jusqu'au moment où il récupère ses bagages à l'aéroport de destination. Chaque étape est bien expliquée ; c'est clair sans être trop enfantin.
Bref, cet album m'a séduite, je l'ai trouvé parfaitement adapté aux jeunes lecteurs (indiqué à partir de 3 ans) et mon petit matelot a adoré comprendre comment son voyage allait se passer.
Cet album fait partie de la collection Mes p'tits docs, éditée par Milan Jeunesse qui propose de nombreux titres sur des thèmes variés.
J'ai donc testé un autre titre de la collection, Les pompiers, et je l'ai trouvé aussi bien fait que Voyage en avion.

Voilà une collection dédié à l'album documentaire pour les petits qui mérite qu'on s'y arrête.
Milan jeunesse (collection Mes p'tits docs)
09 mai 2008
Le Puy de Dôme et puis... en aquarelles (Laurence Salomé)
Voici ce que l'on pourrait qualifier de "beau livre", découvert par hasard en lisant un billet sur le blog de Sébastien Fritsch. J'avais alors acheté cet ouvrage en vue de l'offrir à des amis qui vivent à Clermont Ferrand. Et comme je ne suis pas à moitié curieuse, je l'ai lu avant (oui je sais, c'est maaaal !). Alors, évidemment, moi qui ne suis pas de cette région, je n'ai pas eu un vrai coup de coeur, mais j'ai fait une bien jolie balade en aquarelles autour du Puy de Dôme. L'auteur, qui, nous dit-on, illustre la revue Eruption, volcans et nature, nous propose une visite de cette région en images. Le voyage commence à Clermont Ferrand, puis suit les Monts Dôme, pour s'achever au Puy de Dôme. En chemin, elle croque les paysages, mais aussi l'architecture des villes, les fermes de villages... Chaque aquarelle est accompagnée d'une légende qui nous donne des indications, nous raconte une anecdote, apporte une précision. J'ai regretté que le texte ne soit pas plus important, mais là n'était pas, sans-doute, le propos de cet ouvrage. Les peintures sont vraiment belles ; ce n'est que mon avis subjectif mais elles m'ont touchée et donné l'envie d'aller faire cette balade... en vrai !
Pour les amoureux de l'Auvergne, des régions de France, de paysages... et les curieux !
Créer - 104 pages
07 mai 2008
La ferme africaine (Karen Blixen)
Le mois dernier, je mettais à l'honneur l'auteur danoise Karen Blixen dont je n'avais encore rien lu. Maintenant que j'ai fait connaissance avec sa plume, j'ai très envie de lire ses autres publications, même si, je suppose, La ferme africaine a une place bien à part dans son oeuvre.
"J'ai possédé une ferme en Afrique, au pied du Ngong."
Ainsi commence cette histoire, et dès les premiers mots, j'étais embarquée...
La ferme africaine n'est pas un roman d'amour, ni d'aventures (même si elles sont nombreuses dans ce livre), contrairement à l'image qu'en donne le film Out of Africa. C'est le récit d'une tranche de vie d'une européenne au Kenya, au début du XXème siècle. L'ouvrage fait penser à un journal, si ce n'est que le récit n'est pas chronologique, mais thématique.
Sa construction s'articule autour de cinq grands chapitres. Dans les deux premiers qui représentent près de la moitié du livre (Kamante et Lullu et Une histoire de coup de feu accidentel), l'auteur s'arrête sur des événements de sa vie africaine qui l'ont particulièrement marquée. C'est aussi, pour le lecteur, l'occasion de s'imprégner de son quotidien et de l'atmosphère du livre. Les deux chapitres suivants (Visiteurs à la ferme et Journal d'une émigrante) relatent un certain nombres de faits, mais de façon plus succincte qu'au début du livre. Enfin, le cinquième et dernier chapitre intitulé Adieux à la ferme, amène une conclusion à l'histoire en nous expliquant pourquoi et comment l'auteur a dû quitter le Kenya après y avoir passé une quinzaine d'années.
L'ensemble du livre est finalement très peu romancé puisque ce que nous conte l'auteur n'est ni plus ni moins que son vécu en Afrique. Mais justement, ce vécu est tellement incroyable et fascinant que le livre se lit comme un roman d'aventures.
Par ailleurs, la plume de Karen Blixen a suffi à envouter la lectrice que je suis. J'ai bien du mal à exprimer ce que j'ai ressenti, mais son écriture dégage en même temps une sensibilité et une force incroyable. On a l'impression que cette écriture est une transposition à l'écrit de ce qu'était probablement la personnalité de l'auteur ; une femme forte et intelligente. Au-delà du récit de ce qu'elle a vécu durant ces quinze années près de Nairobi (et qui constitue déjà en soi une raison suffisante, à mon sens, pour avoir écrit ce livre), Karen Blixen nous livre ses pensées, sa vision d'un autre continent, sa compréhension d'une autre culture. La ferme africaine est un véritable documentaire sur la vie au Kenya au début du XXème siècle.
Bien sûr, le regard que pose l'auteur sur l'Afrique n'est pas objectif, mais il n'en demeure pas moins intéressant pour autant. Après avoir lu ce roman autobiographique, on a le sentiment que Karen Blixen était une femme véritablement amoureuse de l'Afrique et qu'elle défendait celle-ci. Son implication dans la gestion de sa ferme jusqu'à la faillite et son attachement à ses serviteurs, laissent à penser qu'elle n'agissait pas comme la plupart des colons de lépoque.
Cependant, je n'ai pas pu adhérer totalement à sa vision des choses, notamment en ce qui concerne le rapport aux animaux sauvages. Un rapport qui était pour le moins amibigu, puisque l'auteur décrit par moments avec une incroyable beauté la faune envrionnante, alors que quelques pages plus loin, elle relate le plaisir et l'excitation ressentis lors de safaris. Je sais bien que c'était une autre époque, et que la chasse n'était pas perçue comme elle peut l'être aujourd'hui, mais certains passages m'ont vraiment heurtée, et je n'ai pas réussi à comprendre comment une femme si extraordinaire pouvait prendre plaisir à tuer des animaux (qu'elle semblait pourtant respecter, et c'est là tout le paradoxe).
C'est cependant mon seul bémol, puisque j'ai adoré ce livre et que je l'ai trouvé bien trop court. J'aurais aimé que l'auteur nous en dise davantage sur sa "vie africaine" qui m'a absolument fascinée.
Un grand livre, écrit par une très grande dame. J'ai hésité à faire de ce livre un coup de coeur, je crois qu'il en est un, en tout cas il me restera en mémoire.
Un grand merci à Camille qui me l'a offert.
L'avis de Karine, celui de Malice.
NB : j'ai un autre bémol à formuler, mais qui concerne l'édition... Edition superbe, présentée dans un coffret cartonné avec une brochure sur la biographie de l'auteur, mais à laquelle, il manque des notes explicatives. Souvent dans les livres, ces fameuses notes sont ennuyeuses, parfois inutiles... Ici, elles étaient, à mon sens, nécessaires. L'auteur, en effet, parsème son livre de citations littéraires, et j'aurais aimé en connaître les références. L'éditeur a volontairement choisi de ne pas citer les souces de ces citations, en faisant confiance, je cite, "à la sagacité et à la culture du lecteur". Il me semble que c'est une erreur.
NB2 : J'ai voulu accompagner mon billet d'un extrait... J'avais parsemé mon exemplaire de nombreux signets, et au moment de choisir un passage, je n'ai pas réussi à me décider. J'ai été touchée de nombreuses fois durant cette lecture, et finalement je n'ai plus envie de proposer d'extrait, seulement vous dire de lire ce livre intégralement, la magie sera encore plus forte !
Gallimard (collection Folio) - 508 pages
05 mai 2008
Une plume... Joëlle Tiano
A la fin de l'année dernière, j'avais découvert et adoré L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson. Ce livre a d'ailleurs été un coup de coeur pour de nombreux lecteurs.
L'auteur a accepté de me parler un peu de son écriture, et j'ai grand plaisir à partager avec vous ses mots.
Encore merci à Joëlle Tiano, qui je l'espère, nous enchantera encore avec d'autres gourmandises, et à Moustafette qui m'a aidée à la contacter.

Avec quoi, comment, et quand écrivez-vous ?
A propos de mes habitudes (qui changeront peut-être) : j’écris d’abord au crayon à papier sur des feuilles volantes (ça a un caractère moins définitif et j’écris dans le désordre en suivant l’envie du moment, car suivre un ordre m’enlève de mon plaisir), puis au stylo sur un cahier, et enfin au clavier. Je crois que chacun apporte une forme de liberté différente.
J’écris un peu n’importe où et n’importe comment. Il est vrai que la nuit est propice à une forme d’inspiration, mais le matin permet de construire, d’ordonner.
J’ai à peu près terminé un autre texte dans lequel il est question d’un tableau, d’un portrait de femme. J’avais un autre roman en tête lorsque quelque chose de la réalité est venu me bousculer et me lancer sur ce chemin.
C’est un texte dont l’agencement est sans doute plus délicat et les écueils à éviter plus nombreux que pour le Gâteau café-café. En ce moment je le laisse dormir pour le reprendre avec un oeil plus frais.
Comment l’idée est-elle venue d’organiser votre roman autour d’une recette de cuisine, pouvez-vous m’en dire un peu plus à son sujet ?
[...] Pour en revenir au Gâteau café-café et à ce qui m’a donné envie d’organiser ce livre autour de cette recette, il y a sans doute le fait que j’aime beaucoup cuisiner, même si je cuisine moins aujourd’hui. Que j’ai beaucoup lu de livres de cuisine. Que j’étais fascinée petite par le détachement avec lequel les vendeuses des pâtisseries débitaient la description des gâteaux sur lesquels on les questionnait, nous, l’eau à la bouche. Et depuis toujours, depuis ma petite enfance, comme beaucoup, j’ai aimé regardé cuisiner. Il y avait aussi l’idée de la centralité de la cuisine dans la vie de femmes dont l’horizon était souvent réduit (la chanson de Jean Ferrat “faut-il pleurer faut-il en rire, fait-elle envie ou bien pitié...”), cette idée que quoi qu’il arrive, revenait ce souci de ce qu’on déposait sur la table. Je me suis imaginé que le 14 juillet 1789, un homme pouvait lancer à sa femme : Viens Julie, on va prendre la Bastille. Et elle répondre : D’accord mais je mets d’abord ma soupe poireaux-pommes de terre en train...
Non, personne dans ma famille ne faisait de gâteau avec les thé-Brun, mais je connaissais une dame qui se vantait beaucoup de celui qu’elle faisait (à la vanille) et que je n’ai jamais goûté. Dans les années 50 ça se faisait beaucoup, c’était un peu ce qu’on appelait un gâteau des familles parce que facile à faire puisqu’il ne cuisait pas. Mais j’ai utilisé dans le livre la recette de la crème au beurre que ma grand-mère faisait pour sa charlotte au café (avec des biscuits à la cuillère punchés d’un sirop au rhum)...
Enfin la cuisine, la gourmandise, représentent sûrement pour moi le seul point d’accord symbolique entre mes familles paternelle et maternelle, également gourmandes, mais qui s’étaient séparées...
Joëlle Tiano
Et si vous aimez cette belle plume, allez faire un saut chez Stéphanie, vous découvrirez une autre facette de l'auteur qui vous mettra l'eau à la bouche !
Mon billet sur L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson
03 mai 2008
La vengeance du Comte Skarbek (Grzegorz Rosinski - Yves Sente)
Côté BD je suis chanceuse ces derniers temps, car je ne fais que de jolies découvertes...
Tombée par hasard sur ces deux volumes à la médiathèque, je les empruntés aussitôt à la seule lecture des noms des auteurs : Grzegorz Rosinski au dessin et Yves Sente au scénario, excusez du peu !
J'avais déjà pu apprécier leur collaboration pour le dernier album en date de la série Thorgal, Moi, Jolan, et c'est donc sans hésitation que j'ai choisi de lire La vengeance du Comte Skarbek.
L'histoire est contée en deux volumes qui se suivent et auraient pu en constituer un seul et unique. Le premier volet s'intitule Deux mains d'or, le second Un coeur de bronze.
L'intrigue se déroule en France dans la première moitié du XIXème siècle. Après onze années d'absence, le Comte Skarbek, polonais, refait surface à Paris. Ce peintre, autrefois connu sous le pseudonyme de Louis Paulus, est revenu en France pour satisfaire une étrange vengeance...
Le scénario de cette bande dessinée, inspirée du roman d'Alexandre Dumas, Le
Comte de Monte-Cristo, nous promène entre l'univers de l'art à Paris, et celui de la piraterie dans lequel le Comte Skarbek a passé ses années d'exil. De nombreux clins d'oeils sont faits à des personnages ayant réellement existé, ou au contexte historique, ce qui m'a rappelé, mais dans un genre bien différent, Le bordel des muses.
L'intrigue est intéressante et bien menée ; on va au bout des deux tomes avec l'envie de découvrir la vérité, même si le suspense n'est pas toujours parfaitement maîtrisé.
Le dessin est sublime ; pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, je suis absolument fan du style de Rosinski, et ces deux albums m'ont, une fois de plus, émerveillée. J'ai fait une pause sur chaque vignette et mes yeux ont brillé plus d'une fois !
Deux grands monsieurs réunis autour de cette belle histoire de vengeance ; à lire, bien évidemment !
Et si vous souhaitez en savoir davantage, je ne peux que vous conseiller de faire une petite promenade sur le site officiel, où vous pourrez notamment découvrir les premières pages de chaque album, de quoi achever de vous convaincre, si je n'ai pas été moi-même assez persuasive !
Dargaux - 56 pages pour chacun des albums
